jeudi 3 janvier 2008
C, troisième lettre de l’alphabet, deuxième consonne. En français, le c respire presque tout seul, étant aussi céleste que caritatif. Par conséquent, on le trouve fréquemment juste à côté du verbe être, auquel il donne le meilleur de son inspiration littérale, tant au présent qu’à l’imparfait. En danois, la lettre c se prononce exactement comme le verbe se, voir, à l’infinitif. Le même phénomène, en soi philosophiquement festif, se laisse observer dans la langue anglaise. Malheureusement, en anglais, cette ouverture sensuelle au monde va main dans la main avec l’irréalité romantique de la mer (Voir à ce sujet Howard Kleinleben, « « How far to (the) c ? » On the significance of "c’ing" in recent English marine poetry, with special reference to the development of Cockney », in British Language Notes, vol. V, n° 1, Brighton Rock, 1977, pp. 23-39). Tout compte fait, il faudrait probablement bientôt rendre au nom césar l’occlusion vélaire que l’histoire impériale européenne lui doit.
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